Positionnements éthiques

Hey, Capitaine, tu t’es gourée, normalement l’éthique ça va dans la section reproduction, et c’est là que tu dis si tu reproduis tes mâles plutôt à 12 ou à 18 mois !

Et bien… non.

L’éthique, c’est une réflexion philosophique sur la morale, le Bien et le Mal, sur les valeurs, la dignité, les principes qui conduisent l’action. Sans vouloir donner un cours complet ou disserter sur le concept d’éthique (on trouvera un texte fort intéressant sur ce sujet par exemple ici), il me semble important d’apporter quelques précisions sur le sens du mot éthique, fort malmené par les ratouphiles sur internet, et d’en donner, ici et pas ailleurs, ma vision.

Pour en finir avec « mon éthique »

Il y a une chose qui m’horripile depuis longtemps, c’est cette expression courante : « c’est mon éthique » (sous-entendu « je suis perché, et c’est comme ça et pas autrement, et tu n’as rien à dire parce que je fais ce que je veux »). L’éthique n’est pas quelque chose qui vous appartient et que vous pouvez tordre dans le sens qui vous arrange.

Pour vous en convaincre, une analogie foireuse. Votre voisin est un fêtard qui aime bien pousser les basses à 3 heures du matin. Excédé par ce tapage permanent (vous bossez tôt le matin, vous !), vous décidez de lui donner une bonne leçon en donnant quelques coups de pinces dans son compteur électrique sur le palier, et puis vous mettez le feu à sa porte, parce que merde, il l’a bien mérité et ça lui fera les pieds. Bien entendu, il n’est pas enchanté et porte plainte pour la paire d’infractions caractérisées que vous venez de commettre. Vous vous présentez devant le juge avec cette formidable ligne de défense : « Monsieur le juge, c’est ma justice ! » Je vous laisse imaginer la suite ?

Adapté d'un dessin de Delicuve pour acidmoto.ch

Illustration adaptée d’un dessin de Delicuve pour le site acidmoto.ch

Et bien voilà. Pas plus qu’il n’existe de « votre justice », « votre loi » ou « votre code de la route » (le gendarme qui vous arrête à 150 sur l’autoroute va sûrement adorer quand vous allez lui répondre « mais m’sieur l’agent, c’est MON code de la route ! »), l’éthique n’est pas un concept qui supporte l’article possessif. Ce n’est pas vous tout seul qui décidez ce qui est éthique et pas éthique. (Une personne qui décide seule de ce qu’elle considère comme bien ou mal, éventuellement à l’encontre de ce qu’en pensent les autres, ça porte un nom : on appelle ça un sociopathe). Et l’éthique n’est sûrement pas quelque chose qui peut vous servir d’excuse. L’éthique est une épine dans votre pied, quelque chose qui précisément est là pour vous empêcher de faire tout et n’importe quoi. L’éthique concerne la société entière et vous ne pouvez pas décider contre elle de ce qui est bien ou mal. Et si vous faites quelque chose que la société considère comme « mal », non éthique, elle a parfaitement le droit de vous le faire remarquer.

Ne pas confondre éthique et méthode

Parce que l’éthique, bien sûr, se traduit souvent par des principes d’action, elle est trop souvent confondue avec ce qui est du domaine de la méthode. Que vous choisissiez de reproduire un mâle à 12 ou 18 mois parce que vous avez une vision différente de l’élevage, de la sélection et du « recul », c’est un choix de méthode. Il n’y a aucune question d’éthique là-dessous, car l’éthique se préoccupe de questions bien plus fondamentales : la vie et la mort, la dignité, la conscience, la souffrance causée à autrui… Si les choix que vous faites sont motivés par des questionnements éthiques, et je vous le souhaite, alors oui, cela commence à appartenir au domaine de l’éthique… et à ne plus être seulement vos choix personnels, mais des choix positionnés sous le regard de la société et de ce qu’elle considère comme bien, mal, moralement acceptable ou répréhensible. Et ça n’a rien à voir avec l’efficacité de la méthode. L’éthique se compose de grands principes d’action, pas de détails pragmatiques.

Bien sûr, il n’y a pas toujours de réponse tranchée à une question éthique, c’est ce qu’on appelle précisément un dilemme éthique. Et les Hommes se préoccupent de ce qui est éthique et ce qui ne l’est pas depuis des millénaires. Sur certains sujets délicats, il y a matière à débat, et chacun peut avoir un positionnement éthique, une vision de l’éthique qui s’étend dans certaines marges. Sur d’autres, la question sera simple. Pour prendre un exemple caricatural, arracher une patte à un raton par pur plaisir ne sera jamais éthique.

Mon positionnement éthique en tant que propriétaire de rats domestiques

Ceci étant précisé, vous comprendrez mieux pourquoi cet article se trouve sous la rubrique qui me concerne personnellement, et vous comprendrez également mieux, je pense, les différents sujets que j’ai choisis d’aborder ici pour préciser comment je m’efforce de respecter des principes éthiques dans mon comportement et mon action de ratouphile.

Adoption éthique

La question de l’adoption est fondamentalement liée à la question éthique du statut et du traitement que nous accordons à l’animal en tant qu’être vivant sensible. C’est pourquoi, chez les passionnés, on préfère le terme « adoption » au terme « achat », bien qu’il y ait souvent un échange d’argent lors de l’opération, car l’éthique nous dit qu’un animal ne devrait pas être une simple marchandise.

Lorsqu’on déconseille l’adoption en animalerie, plusieurs arguments sont avancés, mais un seul d’entre eux touche à l’éthique. Les conseils et considérations pragmatiques (ta femelle risque d’être gestante, ton raton n’aura pas été manipulé et sera peut-être plus difficile à apprivoiser…) n’appartiennent pas au domaine de l’éthique, ce sont des conseils de confort qui visent concrètement à faciliter la vie de l’humain qui adopte, sans se préoccuper spécialement de l’animal lui-même. La seule dimension éthique là-dedans est le statut et le traitement de l’animal dans la « chaîne de production » qui l’a mené jusqu’à la boutique de l’animalerie. Traité comme une marchandise, né d’une mère considérée comme une usine à fabriquer des produits, transporté dans des conditions qui impliquent le décès d’autres animaux, produit dans un but uniquement lucratif (répondre à une demande commerciale et faire des bénéfices pécuniaires), le raton d’animalerie arrive jusqu’à vous à la suite d’une série de violations de l’éthique. Or, en adoptant quelque part, vous approuvez et apportez votre caution morale à ce processus.

Pour cette raison, je n’adopte pas de rats en animalerie, ni dans aucun endroit où je considère que les animaux ne sont pas traités éthiquement, c’est-à-dire que leurs besoins fondamentaux ne sont pas correctement comblés et qu’ils ne sont pas considérés comme des êtres vivants sensibles, mais comme des choses, des objets de collection ou des accessoires de mode. J’inclus également toutes les pratiques mettant en danger la santé de l’animal ou plus largement, la santé de l’espèce (mauvaises pratiques sanitaires, absence de quarantaine, reproduction de rats présentant des risques de maladies génétiques avérés). Les endroits où l’on ôte leur vie pour de mauvaises raisons y sont également inclus, mais j’y reviendrai dans la suite.

Ôter la vie d’un animal

Evidemment, la plupart des questions éthiques que l’on peut se poser touchent fondamentalement aux questions de vie et de mort. Sous quelles conditions a-t-on le droit de décider de donner la vie, ou de donner la mort à un animal ? C’est loin d’être une question facile, et là, tout le monde ne sera pas forcément d’accord, ce n’est pas pour autant que l’on ne peut pas dégager de grands principes qui seront globalement reconnus par la société comme éthiques. Les motivations et les moyens y jouent évidemment un grand rôle. Il me semble qu’un large consensus se fait sur le dit que « globalement, ôter la vie c’est mal, sauf si… », tout la marge de débat se situant dans ce qu’on met sous le « sauf ». Mais on pourrait aussi considérer qu’il est mal et impensable d’ôter la vie, sous quelque raison que ce soit.

Personnellement, je pense qu’ôter la vie ne peut se faire que la main tremblante, avec de solides raisons, et jamais facilement ou par confort. Je considère qu’il existe un petit nombre de cas où la mise à mort d’un animal (non humain) peut être éthiquement justifiée, sous des conditions strictes, et jamais sans pincement à la conscience.

Euthanasie

Je suis favorable à l’euthanasie des animaux en grande souffrance dont l’état ne laisse aucun espoir d’amélioration. La seule motivation éthiquement acceptable d’une telle euthanasie est d’abréger les souffrances et l’agonie de l’animal, et en aucun cas mon propre confort (ne pas vouloir consacrer temps et argent à des soins ou ne pas vouloir « voir ça » par exemple). Je suis particulièrement attentive aux signes que l’animal donne sur son désir de vivre (je suis persuadée qu’ils le ressentent et sont tout-à-fait capables d’avoir « envie de se battre » ou de « baisser les bras »), en particulier sur le fait que l’animal montre l’envie de manger, ou se toilette. Je ne prends jamais la décision à la hâte, et ce n’est jamais une décision facile, elle est toujours lourdement pesée, et prise avec l’avis extérieur et qualifié d’un professionnel de la santé animale.

Une euthanasie n’est éthique que si le moyen employé l’est. On trouve facilement sur internet des documentations sur les différentes méthodes de mise-à-mort recommandées ou déconseillées, leurs avantages et inconvénients et leur statut éthique. L’euthanasie doit se faire sans souffrance inutile, par un moyen sûr. L’injection létale chez le vétérinaire, le dioxyde de carbone (délivré par une machine aux normes et à concentration suffisante), et, exclusivement pour des ratons de moins de 48 heures, la congélation (sans contact direct avec une surface dure gelée) sont les trois moyens les plus éthiquement acceptables. Compte-tenu des cas dans lesquels je recours à l’euthanasie, je n’emploie que le premier moyen. Je considère que les personnes qui emploient les deux autres ne violent pas l’éthique sur ce point.

Une parenthèse sur le cas du raton (qui sera aussi l’objet du prochain paragraphe). Je considère que l’euthanasie d’un raton très malformé, dont la qualité de vie future voire la survie à court-terme sont très lourdement compromises, est éthique. Pour cette raison (la motivation est bel et bien de lui éviter une souffrance), j’appelle ce cas « euthanasie », et non « culling », car je pense que ce sont deux cas très différents.

Culling

Le culling est mot anglais de l’élevage, importé tel quel en français, qui désigne initialement le fait d’écarter certains animaux de la reproduction. Malheureusement, ce sens a été dévoyé depuis longtemps, et désigne aujourd’hui le fait de mettre à mort un animal (souvent non sevré) viable et en pleine santé, pour tout autre motif que l’alimentation d’un autre animal, en particulier pour des raisons esthétiques (pas de la bonne couleur), de confort (ça me saoule d’avoir 15 ratons, j’en voulais que 10), etc.

Dans la Wikipedia anglaise à l’entrée « culling » il y a d’ailleurs la citation d’un vétérinaire que je trouve très intéressante :

Culling: The rejection or removal of inferior individuals from breeding. The act of selective breeding. As used in the practice of breeding pedigree cats, this refers to the practice of spaying or neutering a kitten or cat that does not measure up to the show standard (or other standard being applied) for that breed. In no way does culling, as used by responsible breeders, signify the killing of healthy kittens or cats if they fail to meet the applicable standard.

Robinson’s Genetics for Cat Breeders and Veterinarians, Fourth Edition

que l’on peut traduire par :

Culling: Rejeter ou enlever les individus inférieurs de la reproduction. Acte de reproduction sélective. Lorsqu’utilisé dans le cadre de l’élevage de chats de race, cela fait référence à la stérilisation ou la castration d’un chaton ou d’un chat qui n’est pas suffisamment conforme au standard d’exposition (ou à un autre standard applicable) de cette race. En aucun cas le culling, utilisé par des éleveurs responsables, ne signifie la mise à mort de chatons ou de chats en bonne santé qui n’atteignent pas le standard applicable.

Génétique pour les éleveurs de chats et les vétérinaires, Robinson, 4ème édition.

Je pense qu’en aucune manière et sous aucun prétexte, la mise à mort d’un raton viable et en bonne santé dans une portée voulue ne peut être considérée comme éthique. Et si vous avez compris ce que j’ai raconté sur la vie, la mort et le reste, je pense que vous voyez pourquoi. Je ne vois aucune justification éthique à une telle mise à mort, et je pense que tous les buts affichés pour une telle pratique peuvent être remplis par d’autres moyens, qui eux, sont éthiques. En particulier, l’argument de « l’épuisement de la mère » me semble extrêmement douteux : il appartient au travail de l’éleveur de choisir des reproductrices aptes à supporter physiquement l’allaitement d’une portée, et de l’aider si nécessaire en complémentant l’alimentation de la mère et des ratons.

En ce qui concerne les portées non voulues, je suis plus partagée et j’ai du mal à affirmer une position franche, je l’avoue. Je pense que ma limite est : s’agit-il vraiment d’une surprise ? Une rate achetée pleine en animalerie n’est pas franchement une portée non voulue, on connaît les risques, à moins d’être vraiment un grand débutant n’ayant jamais mis les pieds sur internet avant l’adoption. Une fugue peut se produire, mais n’a-t-on vraiment eu aucune opportunité de s’en apercevoir avant qu’il soit impossible de faire pratiquer un avortement ? Je peux comprendre l’euthanasie de la portée à la naissance si la portée est authentiquement une surprise non voulue et qu’on n’est pas en capacité de l’assumer, même si je serais personnellement parfaitement incapable de le faire. Je n’arrive pas à être totalement persuadée qu’il s’agit bien d’un choix éthique, eu égard au respect de la vie.

Elevage alimentaire

Certaines personnes ont choisi de posséder des reptiles qui se nourrissent de rats. C’est leur choix et je ne vois aucune raison de ne pas le respecter, si eux-mêmes ont une pratique guidée par des principes éthiques.

Aussi, je comprends l’élevage alimentaire, bien que je ne souhaite pas personnellement me retrouver en position d’avoir à faire cela. Les personnes qui ont souhaité accueillir des reptiles ont un devoir de responsabilité envers eux, qui est de subvenir à leurs besoins et de respecter leur régime alimentaire, c’est à la fois leur choix (que je respecte) et leur responsabilité (quelle que soit l’espèce détenue, le propriétaire se doit de respecter ses besoins : ça, c’est de l’éthique). Il faut donc bien les nourrir. Il me paraît éthiquement plus satisfaisant de le faire en assurant aux animaux élevés dans un but alimentaire des conditions de vie respectant également leurs besoins.

Je tire mon chapeau aux terrariophiles qui, tout alimentaires qu’ils soient, offrent à leurs rats des conditions de vie décentes et les respectent, par exemple en leur fournissant un lieu de vie suffisamment grand et confortable, une alimentation adaptée, en respectant des temps de pause entre deux portées pour les femelles, etc. et qui s’assurent que leur mise à mort respecte l’éthique (dioxyde de carbone par exemple). Si les animaux nourris acceptent de manger des rongeurs morts, c’est la solution à préférer (tant pour l’éthique que pour la sécurité du serpent), mais je sais aussi que certains serpents refusent de manger des rongeurs morts, et la responsabilité éthique est de les nourrir. Ce n’est pas quelque chose que je pourrais faire mais je m’efforce de ne pas juger. Il y a bien des gens qui se demandent comment on peut trouver un intérêt à avoir des rats, je ne tiens pas à reproduire le même comportement en jugeant ceux qui trouvent un intérêt à avoir des reptiles. Et je ne refuserai jamais mon aide et mes conseils à un terrariophile qui me les demanderait pour prendre soin de ses rats « fourrage », au contraire. Je pense que c’est à leur honneur de s’en préoccuper.

Le cas de la pratique mixte est un peu plus délicat, car il existe des terrariophiles qui souhaitent également faire de l’élevage de rats de compagnie. Certains ont des familles de rats domestiques élevés pour compagnie, d’autres familles à visée alimentaire, et qui ne mélangent pas les deux. C’est à mon avis une solution éthiquement tenable. En revanche, quelqu’un qui mélangerait allègrement les deux, en faisant des portées à la fois pour compagnie et alimentaire et en choisissant ceux qui iront aux serpents et ceux qui continueront à perpétuer la lignée de compagnie, ça me dérangerait franchement (même si, à pousser le raisonnement à l’extrême, je « préfère » qu’un raton serve « au moins » à nourrir un autre animal plutôt qu’il finisse à la poubelle) et je rangerais ça dans « culling », personnellement, au moins pour la perte d’info de sélection, et parce que les critères qui présideraient au choix de qui on garde et qui on ne garde pas auraient toutes les chances de tomber dans des travers que je considère comme non éthiques (des critères esthétiques, typiquement).

Rehoming

Le chapitre de la vie et de la mort étant clos, il reste un point régulièrement abordé sous la casquette « éthique » dans la communauté, celle du rehoming, pratique qui consiste à replacer des animaux ayant « fini » de servir à la reproduction dans un élevage. Autrement dit, un rat devenu « inutile ». Du point de vue de l’éthique et du statut accordé à l’animal, cela me semble extrêmement douteux. Personnellement j’en serais incapable, l’attachement affectif à mes rats étant bien trop fort pour pouvoir envisager de m’en séparer comme ça ; ils sont des compagnons avant d’être des reproducteurs. Je peux cependant comprendre, dans le cas d’un élevage de gros effectif, qu’on préfère replacer ses reproducteurs réformés chez de bonnes familles où ils auront une bonne retraite confortable, plutôt que risquer une surpopulation ou une situation où on ne pourrait plus assurer les meilleurs soins et conditions de vie à ses animaux ; même si ça me semble éthiquement discutable, disons que c’est un moindre mal… sachant que réduire le rythme de la reproduction est toujours une solution pour ne pas se laisser déborder en effectif, et une solution nettement plus satisfaisante éthiquement. Le rehoming est compréhensible d’un point de vue logistique, et n’est pas une pratique qui cause directement une grande souffrance animale (en dehors du potentiel stress ou dommage psychologique causé par le changement d’environnement, la séparation d’avec son ancien groupe, une nouvelle intégration). C’est du point de vue de la considération à l’animal que c’est le plus éthiquement tangent.

Je suis évidemment coincée aux entournures puisque j’ai personnellement adopté un rat né dans un élevage pratiquant occasionnellement le rehoming (Citizen Kane, né chez Camarattery, à qui il arrive de faire adopter des adultes après leur reproduction dans l’élevage). Il s’agissait d’une situation particulière, mais je ne nie absolument pas qu’il s’agit d’une entorse aux principes éthiques affichés ici. Je ne dis pas que je vis confortablement avec cette idée, mais je ne regrette absolument pas mon adoption, qui était entre autre motivée par un projet de reproduction visant à développer en France une lignée de rats de très bonne longévité (ce qui me semble, pour le coup, une motivation compatible avec l’éthique). Je dois vivre avec ce dilemme, comme chacun d’entre nous un jour ou l’autre devant une question éthique. L’éthique est une épine dans notre pied, en aucun cas une excuse, un confort ou un parapluie.

Je pense avoir fait le tour des sujets éthiques les plus brûlants, mais je complèterai peut-être dans le futur si d’autres choses me semblent à aborder. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de trouver votre propre voie… et à vous encourager une dernière fois à ne plus jamais dire ces mots qui n’ont pas de sens, « c’est mon éthique », « à chacun son éthique ». Vous n’êtes pas un sociopathe, n’est-ce pas ?

 

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