DTC Becquerel

Becquerel a été euthanasié le 12 août 2013, suite à une série d’abcès buccaux et dentaires récidivants, dont le dernier ne permettait plus d’imaginer autre chose qu’une douloureuse agonie. Nous avons donc préféré le laisser partir en douceur. Bon voyage, mon Becquerel. On a écrit une belle histoire tous les deux, pas un long fleuve tranquille, mais une vraie rencontre.

Surnommé « Becquerel le Maléfique ».

Ma description : Varihooded étoilé siamois seal-point, lisse, standard. Arrêtez de me fixer comme ça.

Mon poste sur le bateau : Flipette hurleuse, drama queen, arracheur de poils.

Ma fiche au LORD : DTC25412M

Ma date de naissance : 3 mai 2011.

Mes origines : Oh, c’est l’inquisition ou bien ? Laissez-moi tranquille ! Puisque vous êtes de sales curieux, je viens de la tarte au citron (Ancalimë) et toute ma vie privée est exposée au tout venant ici.

Les gènes que je porte : Le bleu russe. C’est tout et c’est déjà pas mal, non mais.

Mon caractère : Ces matelots qui vivent avec moi me semblent dangereux et suspects, je le sens, ils m’en veulent. Par précaution, je hurle tout ce que je sais dès que l’un d’eux s’approche trop près de moi. Il se passe des choses graves, sur ce bateau, très graves. Parfois, un matelot garde sa tête à l’entrée d’une maison. C’est grave ! Je sens bien que c’est pour me montrer que je n’ai pas le droit d’y rentrer. Parfois aussi, deux matelots se mettent à manger en même temps dans la gamelle. Je vois bien que c’est pour m’empêcher d’aller manger aussi. Et puis toute cette lumière ! Le Capitaine veut sûrement m’assassiner par une brûlure rétinienne au troisième degré. Alors je me cache.

Récemment, j’ai compris que hurler n’était peut-être pas la bonne stratégie. Je me faisais engueuler, alors que j’avais rien fait que me défendre. J’ai découvert que les caresses du Capitaine pouvaient être plutôt agréables. J’y consens si elle ne me tient pas par les épaules, sinon je sens que je ne peux pas fuir et ça, j’aime pas. En plus, ça a l’air d’être un privilège d’être sur le Capitaine, et j’ai découvert que j’y avais droit. En frimant avec ça, je vais peut-être enfin me faire respecter. Au moins, le Capitaine semble avoir enfin compris comment je fonctionne. Elle respecte ma sensibilité, c’est déjà ça.

Heureusement, il y a McCoy, mon seul allié dans ce monde hostile. Lui aussi, comme moi, a été victime du complot qui donne aux rats des yeux rouges pour les rendre inférieurs. Alors on se comprend.

Mes petites manies : J’ai une stratégie pour empêcher les autres de me toucher. Je ne me lave pas. Avec toute cette crasse, ils devraient finir par comprendre.

Ma santé : Jamais malade. J’ai trop peur de devoir aller chez cet horrible psychopathe qu’on nomme vétérinaire et qui va sûrement m’écorcher vif si jamais je dois y aller.

La santé de ma famille : De mieux en mieux. Vous avez déjà entendu parler de la commission informatique et libertés des rats ? En plus, j’ai déjà tout dit plus haut. Vous ne m’écoutez pas, je le sens. Vous non plus vous ne vous intéressez pas à moi, je le sens.

L’histoire de mon nom : Quand je suis né, il y avait eu une vilaine catastrophe nucléaire dans le monde. Le Capitaine riait beaucoup de l’hystérie antinucléaire et de toutes les bêtises qu’on entendait à la télé sur la radioactivité. Alors elle m’a appelé Becquerel, c’est le nom d’une unité pour mesurer la radioactivité, et d’un savant qui a fait des découvertes importantes sur le sujet. Si vous voulez mon avis, je ne trouve pas ça drôle ni de bon goût. Comment vouliez-vous qu’on m’aime avec un nom pareil ? Je sais bien que le monde entier me déteste à cause de ça !

L’histoire de mon adoption : J’ai été adopté en même temps qu’un cousin éloigné, Backup, qui est le préféré des deux je le sens bien. Le Capitaine avait réservé plusieurs autres rats sur d’autres portées avant qui n’ont pas marché, et puis finalement, c’est moi qui ai fini par naître. Je me demande bien pourquoi elle a voulu de moi. Peut-être bien qu’elle m’aime, en fait…

Ferai-je des bébés ? Oh non, je ne crois pas. Pourtant j’ai une bonne famille, je suis beau et en bonne santé… encore un complot je vous dis.

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