RDH McCoy

McCoy nous a quitté sans prévenir, sans avertissement, jeudi 18 avril. La veille au soir, il dévorait un petit bout de morbier, son fromage préféré. Nous avons fait un câlin comme il aimait, pattes repliées dans ma main, yeux mi-clos, cracottant de bonheur. Le matin, il cherchait la meilleure graine dans la gamelle. A midi, il s’était envolé. Il avait 28 mois. Adieu, petit mouton d’amour.

Ma description : Siamois seal-point (base noire), uni standard rex. Uni uni, je n’ai même pas de gants aux pattes ! Elles sont marron, comme mon nez et mes fesses. Derrière, ça remonte presque jusque au milieu du dos. J’ai un rex très doux, peu frisé et bien dense.

Mon poste sur le bateau : Amoureux secret du capitaine et papa poule protecteur avec les petits mousses.

Ma fiche au LORD : RDH23641M

Ma date de naissance : 27 décembre 2010

Mes origines : Les Rats-Dits-Oh chez Asuuka, en région parisienne. C’est là que vivait ma maman. Mon papa, lui, vivait chez Wulfila, à Paris aussi, et il était né chez Ancalimë de la Tarte au Citron. Ce qui me fait plein de marraines humaines !

Les gènes que je porte : Le bleu US par ma maman, les marquages faciaux par mon papa. J’ai aussi 2 chances sur 3 de porter le bleu russe, puisque certains de mes frères et soeurs le sont.

Mon caractère : Je fais ma petite vie tranquille, je m’entends avec tous les autres matelots. Mais ce que je préfère par dessus tout, c’est quand un nouveau petit moussaillon arrive sur le bateau. Je le prends sous mon aile, lui apprends à avoir une bonne hygiène, dors près de lui pour le rassurer, et le protège des autres matelots (qui sont parfois un peu rudes avec les nouveaux). S’il y a de la bagarre, je me couche sur eux pour les protéger. Et j’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup faire des câlins avec le Capitaine ! Quand elle me gratte les joues ou les épaules, je me penche et je ferme les yeux de bonheur. Je lui fais des bisous sur les doigts ou sur la bouche pour lui montrer comme j’aime ça !

Mes petites manies : J’adoooore le fromage. J’ai appris à reconnaître le bruit du papier spécial que le fromager met autour et je me réveille toujours quand j’entends le Capitaine et son second les déplier. Je les aime tous : comté, Saint Nectaire, etivaz et vacherin fribourgeois… mais mon préféré par-dessus tout, c’est le morbier !

Ma santé : Il m’est arrivé un drôle d’accident quand j’étais tout petit. J’étais tout en haut du bateau, et un matelot, un pas commode du nom de Super Timor, qui avait inexplicablement toutes les faveurs du Capitaine, m’a mordu un doigt à travers les planches de la vigie !! J’ai crié très fort, le Capitaine a eu très peur. Il y avait beaucoup de sang et toute la peau de mon petit doigt de la main gauche était parti, on voyait mon os… Le Capitaine a pris le canot de sauvetage pour nous emmener au sol voir le vétérinaire. Super Véto m’a dit « sage, pas bouger », il m’a fait une piqûre dans la main, il a coupé un morceau de l’os pour recoudre la peau qui restait par dessus. Maintenant, je peux dire que j’ai une blessure de guerre comme les vrais pirates !

Une fois aussi, ça grattait ça grattait ça grattait, ça m’a fait des croûtes aux épaules, et ça ne m’a pas plu parce que je suis très, très propre et je sens bon, alors ça faisait négligé. On ne sait pas si c’est un autre matelot qui a ramené quelque chose ou si c’est parce qu’on a changé de produit pour briquer le pont du navire, mais on était bien trois matelots à avoir pareil. Le Capitaine nous a mis un produit dans le dos, on a changé encore de nettoyant, et après, ça n’est plus jamais revenu.

Parfois, il y a des matelots qui toussent ou qui éternuent, c’est embêtant sur un bateau parce que ça peut contaminer les autres, vous voyez. Et bien moi, je n’ai jamais rien eu !

On m’a enlevé une chose qui me gênait dans la gorge, en janvier, juste après mon anniversaire. Le Capitaine était très inquiet, mais finalement ce n’était qu’un fibrome.

La santé de ma famille : Dans la famille de mon papa, tout le monde a vécu très vieux. J’espère que ce sera pareil pour moi. Mes frères et soeurs vont presque tous très bien, mais j’ai une petite soeur qui est morte toute petite, c’était triste, elle s’était perdue et on ne l’a pas retrouvée à temps. Et puis j’ai un autre soeur qui pleure beaucoup, elle a souvent des bobos aux yeux. Ma maman et sa maman sont mortes toutes les deux presque en même temps. On peut retrouver toute l’histoire de ma famille dans le dossier du Capitaine sur moi. (une version presque finie)

L’histoire de mon nom : Le Capitaine regardait un programme à la télévision qui s’appelle « New York Police Judiciaire ». Je ne connais pas New York, mais ça a l’air dangereux ! Dedans, il y a un humain qui s’appelle Jack McCoy et qui est procureur de New York. Il dit à d’autres humains ce qu’il faut faire aux méchants qui ont tué quelqu’un, ou fait autre chose de très mal dans ce genre-là. Moi, j’aime bien regarder la télévision avec les humains, parce que ça veut dire qu’ils viennent sur le canapé et qu’ils nous gratouillent, et que c’est l’heure du dîner avec tout le monde. Alors j’aime bien « New York Police Judiciaire ». Parfois, le Capitaine chante le générique pour m’appeler : toudoum tou tou toulou touuuu tou, toudoum, et ensuite, tout le monde rigole.

L’histoire de mon adoption : Ma maman était venue sur le bateau, un peu avant ma naissance. Elle devait faire des bébés avec un autre matelot : Nikopol, qui est au paradis des pirates maintenant, mais ça n’a pas marché. Alors, quand je suis né, comme en plus mon papa venait d’une famille qui a donné beaucoup de matelots à notre bateau, le Capitaine a dit qu’elle recruterait un nouveau, et ce fut moi ! J’ai eu de la chance : le Capitaine avait toujours dit qu’il n’y aurait pas de matelot siamois. Et puis finalement, c’est quand même moi qu’elle a choisi, parce que mes frères ressemblaient à d’autres membres de l’équipage. On a fait le voyage en train de Paris jusqu’à Rennes. Et après, j’ai eu plein d’aventures et de voyages, mais maintenant c’est terminé, le Capitaine a dit que j’avais passé assez de temps loin du bateau, et que je restais ici pour de bon.

Ferai-je des bébés ? Oh, ça, j’ai essayé ! J’ai pris la voiture, le train, j’ai traversé deux fois la France et tout. Un grand voyageur comme devraient l’être tous les marins. Et un vrai bourreau des cœurs ! J’ai eu quatre amoureuses : MMT-VGP Lavandine, la fille d’un ancien matelot et la soeur de deux autres (surtout ne leur dites pas), TWR Jolicloud, et puis Daphné Chessi, la belle tchèque, et pour finir Alak’Okan, qui était la fiancée d’un autre matelot qui n’en a pas voulu. Mais tout ça n’a pas donné de bébés…

 

 

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