TPX Woodewood Chuckchuck

Woodewood Chuckchuck nous a quittés le samedi 18 janvier 2014. En quelques jours, des signes neurologiques discrets se sont transformés en très lourd handicap, probablement causé par une tumeur au cerveau, tout a été si vite… Sans espoir d’amélioration, nous avons préféré l’aider à partir. Il n’avait que 18 mois et il nous manque énormément.

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How much wood would a woodchuck chuck, if a woodchuck could chuck wood ?

Woodewood Chuckchuck

Ma description : Irish agouti dumbo double-rex. Y a ptêt pô beaucoup d’chapelurrre sul’ jambonneau, mais j’ai d’bons os costauds et une vrrraie trrrogne ben d’chez nous.

Mon poste sur le bateau : J’rrrréchauffe les copains contreul’ frrroid d’l’hiverrr, et les humains peuvent me malaxer l’bourrrrrrlet, ça fait baisser leurrr tension, comm’dit l’docteurrr. Tout ce strrress moderrrrne c’est ben un trrruc de citadin, ‘rreusement queuch’uis là pour leur éviter la frrrracture du myocard’.

Ma fiche au LORD : Msieur l’Currré m’a mis dans l’rrregistre eud’baptême au numérrro TPX31543M.

Ma date de naissance : 28 juillet 2012.

Mes origines : Je suis né dans l’terrroirrr du Sud, au Manoir des Toupoutoux, chez Pinky.

Les gènes que je porte : L’paternel c’était pô n’importe qui, y en avait pô deux comme lui dans l’village. Du coup, je porrrte le noir, le siamois, le mink et le bleu US. Et pis aussi, mon frrrérot Ichabod qu’y’aime bien la donzelle, l’a fauté avec la nièce Maudeline qu’est un peu la coquine du village, à c’qui parrraît. Et du coup, ptête bien que j’porterrrais aussi l’bleu russe et l’RED, comme y causent les prrros d’la ville qui s’intérrressent à c’qui s’voit pô.

Mon caractère : J’perrrds jamais l’Nord, tant qu’y’a d’la bonne soupe dans ma gamelle et un bon plumarrrd au chaud à disposition, j’suis un concrrret moi. Faut pas s’énerrrver, c’pas bon pour la tension. Un bon câlin, des p’tites habitudes trrranquilles, j’aime la vie simple et l’conforrrt rrrrustique du bateau. Quand on m’enquiquine je proteste pourrr la forrrme avec un pouic, mais je m’laisse faire, j’suis un gars bien.

Mes petites manies : J’ai mes ptits horrraires, la sieste c’est sacrrré, doucement l’matin, pas trrrrop vite l’après-midi, y a un temps pour tout. Pourrrr eul’dîner aussi. J’fais des grrrrimaces aux humains, c’t’un peu comme les enfants ces bêtes-là, ça aime bien qu’on les amuse avec les grrrros yeux et tout. Aprrrrès manger, j’aime bien regarrrder un peu la télé ou les humains depuis mon spoutnik, ou écouter d’la musique, pas ces trrrrucs de jeunes écerrrrvelés, d’la grande musique s’il-vous-plaît. Depuis qu’mon grrand pote Becquerel a été pris par la Faucheuse, je vais dormir dans l’fauteuil du vieux Croquenote, qu’est parti lui aussi. C’est comme ça la vie, y’en a qui meurrrent, y en a qui arrrivent, y a pô grand chose à faire cont’ça.

Ma santé : Un bon gars costaud d’la campagne, ça a pô d’rrrraison d’tomber malade ! L’Capitaine dit qu’faudrait quand même surrrveiller l’cholestérrrrol, en attendant moi j’dis que j’pète le feu et qu’j’ai jamais eu besoin de voirr eul’vétérrrinaire !

La santé de ma famille : A part qu’l’paternel est tombé d’l’échelle un peu jeune, la mèrrre, les frrrrères, les soeurrrrs, tout va bien ! On est une grrrande famille et la famille pourrrr nous, c’est une valeurrr qui compte. J’laisse aux bonnes femmes le soin d’faire les albums de famille, elles font ça bien, par exemple y a tout c’qui faut dans les paperlarrrds de ma soeur Piquette Louzou-Mat chez la tante Kerma, pis dans mon carrrnet d’mariage préparrré par l’Capitaine.

L’histoire de mon nom : Ah ça, c’est sûrrr que c’est pô le nom d’un saint ! L’Capitaine cherrrchait un nom espiègle et malicieux pour aller avec celui de ma m’man qui a le nom d’une petite fée anglaise. Comme j’ai aussi une sœur qui s’appelle Picadilly, le clin d’oeil aux rrrosbifs semblait d’bon sens, et à un moment, c’est cette idée là qu’y’est arrrrrivée.

L’histoire de mon adoption : L’Capitaine a crrrraqué sur ma trogne. En même temps, z’avez vu ma pomme, on la comprrrrrend. Pourrrrrtant j’étais pô vraiment prrrrévu, c’est quand l’Backup a cassé sa pipe qu’elle s’est décidée. J’ai même failli n’pas monter sul’ bateau, à cause que l’Backup il avait ptêt une maladie contagieuse, alorrrs j’ai attendu sagement c’qu’il a dit le docteurrrr, faut toujours écouter son docteurrrr (sauf pourl’cholestérol). Et finalement, les analyses c’était bon alorrs j’ai pu embarrrquer.

Ferai-je des bébés ? Quand on a l’sens de la terrrrre comme moué, c’t’important d’penser à l’hérrritage. J’ai trrrouvé une bonne épouse qui m’fera de beaux marmots bientôt pour agrrrrandir la famille.

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